Dans la pratique, nous avons rapidement constaté sur le terrain que les accords écrits touchant au processus électoral et à d’autres questions relevant des libertés n’étaient pas été respectés. Ce qui est d’une extrême gravité au regard de ce qu’on attendrait d’un pouvoir responsable, crédible, attachéà un minimum de moralité publique. En dépit des conclusions non équivoques du Dialogue inclusif, le pouvoir et la CENI qui lui est de fait inféodée, ont continué sur leur lancée d’organiser des élections non transparentes, pour une assemblée préfabriquée.
Ainsi, la CENI a bien demandé aux alliances politiques de présenter des listes pour regarnir les démembrements et dans les CARLE afin de revenir à la légalité qu’elle avait violée. Mais les nouveaux venus ont été de fait exclus, car ils ne seront pas pris en charge, contrairement aux représentants du RPG Arc en ciel. Sans même que nous ayons eu connaissance d’un rapport d’audit sur le fichier électoral comme le prescrivait le Dialogue inclusif, des kits informatiques d’enrôlement ont été dispatchés à travers le pays. Or, il a été partout constaté que ces kits ne contenaient aucun fichier à réviser! L’opération lancée par la CENI est un donc un recensement exhaustif qui ignore le fichier électoral ayant permis la tenue des élections en 2010, en violation des conclusions du Dialogue inclusif.
La CENI, a pris l’habitude, sans concertation sérieuse avec tous les acteurs politiques, de fixer des dates fantaisistes d’élections et un chronogramme. Nous avons d’abord eu la date du 29 décembre 2011. Elle n’a pas été tenue. Nous avons eu récemment celle du 8 juillet 2012 qui a été fixée de façon totalement arbitraire et irresponsable, comme si l’enjeu était autre chose que la tenue de l’élection. Cette deuxième tentative n’a pas été mieux réussie que la première.
On se retrouve donc avec un processus totalement bloqué, avec une population complètement exaspérée par la grave crise économique et sociale qui plombe le